16 FILMS QUI M’ONT TRANSPORTÉ

    FILMS-PHARES DES ANNÉES 1960-1995

EN MARS 2022, À LA GRANGE

Mes adieux

Mes adieux à La Grange et à Delémont-Hollywood, à Gaby Girod et à Mathieu Grégoire-Racicot, en compagnie de 16 films qui m’ont formé, qui m’ont accompagné, qui m’ont bouleversé, et que je souhaite revoir en compagnie je l’espère d’un nombreux public. Ce sont tous des films formidables, des chefs-d’œuvre du 7e art, des films qui ont souvent fortement marqué les esprits à leur époque, et pour la plupart, aujourd’hui encore.

Avec un final festif encore à envisager.

Les 16 films :

Voyage à Tokyo de Yasujirô Ozu, Japon, 1953, 2 h 16’

Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, semble réellement contente de les voir et trouve du temps à leur consacrer.

Some like it hot (Certains l’aiment chaud) de Billy Wilder, USA 1959, 2 h 01             

Deux musiciens de jazz au chômage, mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters, se transforment en musiciennes pour leur échapper. Ils partent en Floride avec un orchestre féminin. Ils tombent illico amoureux d’une ravissante et blonde créature, Alouette, qui veut épouser un milliardaire.

Fargo de Joel et Ethan Coen, USA, 1996, 1 h 37

Un vendeur de voitures d’occasion endetté fait enlever sa femme par deux petites frappes afin de toucher la rançon qui sera versée par son richissime beau-père. Mais le plan ne va pas résister longtemps à l’épreuve des faits et au flair d’une policière enceinte.

Trains étroitement surveillés de Jiří Menzel, Tchécoslovaquie, 1967, 1 h 30

Miloš travaille dans une petite gare de Tchécoslovaquie pendant l’occupation, lors de la Seconde Guerre mondiale. Tourmenté par sa timidité, il n’arrive pas à séduire la jolie contrôleuse qui pourtant s’offre à lui. Devant cet échec, et désespéré de pouvoir prouver qu’il est un homme, il tente de se suicider.

Il était une fois dans l’ouest, de Sergio Leone, USA, Italie,  1969, 2 h 55

Un homme à l’harmonica poursuit inlassablement Frank, un tueur à la solde de Morton, le patron des chemins de fer qui, convoitant un point d’eau afin de ravitailler ses locomotives sur une nouvelle ligne, n’hésite pas à faire assassiner le propriétaire du domaine avant de chercher à soudoyer sa veuve et héritière. L’Ouest se civilise, mais la haine des hommes, elle, ne change pas.

Duel, de Steven Spielberg, USA, 1971, 92’

Sur une route californienne, un modeste employé de commerce se voit pris en chasse par un énorme camion. Une course-poursuite effrénée s’engage.

Paris Texas,  de Wim Wenders, France, GB, Allemagne, USA, 1983, 145’

Un homme porté disparu depuis quatre années est reccueilli par son frère et retrouve son fils, qu’il n’a pas vu grandir.

Prova d’orchestra, de Federico Fellini, Italie, Allemagne, 1979, 70’

Dans un oratoire du XVIIIe siècle, une équipe de télévision tourne un reportage sur la préparation d’un concert par un orchestre réputé. Devant la caméra, les musiciens parlent de leur instrument et de leurs expériences avec un narcissisme évident. Il apparaît ainsi que chacun vient jouer sa partie sans se soucier des autres, ni du résultat de l’ensemble, croyant à tort que l’intérêt général est l’addition des intérêts particuliers.

Sur la route de Madison, de Clint Eastwood, USA, 1995, 135’

Michael Johnson et sa soeur Caroline reviennent dans la ferme de leur enfance régler la succession de leur mère, Francesca. Ils vont découvrir tout un pan de la vie de leur mère ignoré de tous, sa brève, intense et inoubliable liaison avec un photographe de passage.

Profession reporter, de Michelangelo Antonioni, Italie, France, Espagne, 1975, 125

David Locke est un reporter américain basé en Afrique. Un jour où il se rend à son hôtel, il découvre le corps sans vie d’un homme lui ressemblant étrangement dans la chambre voisine. Il décide de lui prendre son identité et de vivre une nouvelle vie qu’il espère plus passionnante, ce qui l’amènera à rencontrer une mystérieuse femme qui semble aussi perdue que lui. Ce qu’il ne sait pas, c’est que le cadavre dont il a pris l’identité était un espion au service d’un groupe terroriste.

Les producteurs, de Mel Brooks, USA, 1971, 90’

Un producteur véreux manipule un comptable et tous deux cherchent à monter une comédie musicale désastreuse à Broadway pour tirer profit du flop prévisible. Le titre du spectacle : Le Printemps d’Hitler.

Cabaret, de Bob Fosse, USA, 1972, 124’

La vie d’un cabaret et l’histoire d’un amour entre l’une des chanteuses et un jeune étudiant dans le Berlin des années trente, secoué par la montée du nazisme.

Tous les autres s’appellent Ali, de Rainer Werner Fassbinder, Allemagne, 1974, 93’

Dans un café fréquenté par des travailleurs immigrés, Emmi, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Ali, un Marocain plus jeune qu’elle. Ali s’installe chez elle dès le lendemain, puis ils se marient. Les enfants d’Emmi, ses voisins, ses collègues, tous sont scandalisés par cette union. Le couple est mis à l’écart, mais va vite se révéler indispensable à la communauté.

Gloria, de Cassavetes, 1980, USA, 121’

Une femme hérite d’un jeune garçon que son père, traqué par la mafia, lui confie. D’abord réticente, elle fera finalement tout pour sauver l’enfant pourchassé.

Padre Padrone, de Paolo et Vittorio Taviani, Italie, 1977, 113’

Dans la Sardaigne des années 1940, à l’âge de cinq ans, le petit Gavino est contraint d’abandonner l’école après deux mois seulement, car il doit dorénavant aider son père à garder les animaux. Il grandit ainsi dans l’isolement, loin de la société humaine. C’est grâce au service militaire à l’âge de 21 ans qu’il peut échapper à l’emprise de son père. 

L’ange exterminateur, de Luis Buñuel, Mexique, 1962, 93’

Edmundo et Lucia de Nobile, un couple bourgeois de Mexico, donnent une réception après l’opéra dans leur luxueuse demeure. Au moment de partir, une étrange réaction interdit aux invités de quitter les lieux. Ces derniers finissent par dormir sur place. Mais le lendemain matin, ils constatent qu’il est toujours impossible de sortir du salon.