AUTOUR DE HYÈNES

À L’OCCASION DES 100 ANS DE LA NAISSANCE DE F. DÜRRENMATT

LES 22 ET 23 OCTOBRE 2021

La visite de la vieille dame

La visite de la vieille dame, la pièce la plus célèbre de Friedrich Dürrenmatt, est une parabole universelle du capitalisme. Parmi les 7 adaptations cinématographiques et télévisuelles qu’elle a connues, la plus remarquable est le film Hyènes, du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty, présenté en compétition à Cannes en 1992 ; elle est le mieux parvenue à offrir une cure de jeunesse à son modèle, tant le metteur en scène a su actualiser celui-ci tout en lui donnant une touche très personnelle.

Pour cette raison, elle est un exemple tout désigné pour illustrer ce qu’est le véritable dialogue interculturel, la Suisse projetant son reflet sur l’Afrique en même temps qu’elle en reflète l’image – en tant que miroir du capitalisme mondialisé. (D’après Jürgen Heizmann).

Le programme

Vendredi 22 octobre

19 h – Sur invitation

En compagnie de Thierry Spicher, je présenterai mon livre-catalogue intitulé Une quarantaine de films produits avec amour et opiniâtreté à travers le monde. J’évoquerai entre autre la difficile épopée de Hyènes et proposerai à cette occasion le moyen-métrage Parlons grand-mère de Djibril Diop Mambéty que j’ai produit et qui est à l’origine de mon désir de produire Hyènes.

Suivi d’un apéro de bienvenue

20 h 30 – Projection de High Noon – ouverte au public

Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann, avec Gary Cooper et Grace Kelly, en hommage à Djibril Diop Mambéty, dont c’est le film fétiche qui a inspiré toute son œuvre : « Il n’y a que le western qui soit vraiment du cinéma ». (In Libération, Edouard Waintrop citant Mambéty, 13 mai 1992)

Samedi 23 octobre

11 h –  Lecture du mythique scénario de Hyènes par Frank Semelet – sur invitation

Le scénario de Hyènes est de loin le plus beau scénario que j’ai eu à lire à travers toute ma carrière. Une lecture intégrale à haute voix de ce long poème de Djibril Diop Mambéty, créera j’en suis sûr un beau moment de grâce et de communion qui donnera envie à tous les auditeurs présents, comme cela m’est arrivée en 1988, d’avoir envie de voir un jour ce film sur l’écran. Djibril s’est beaucoup régalé d’une exclamation que Dürrenmatt a lâché un jour à son propos: « On m’a dit qu‘il y a un nègre fou qui veut porter ma pièce au cinéma. Même après sa mort, Dürrenmatt reste mon premier spectateur ».

Vous trouverez le texte intégral du scénario ici

13 hRepas – sur invitation

Pendant le repas, projection en musique de Before Nightfall #12, qui est une recréation spécialement créée pour le Festival international du film de Melbourne 2020, en hommage à « la magnifique œuvre audiovisuelle qu’est Hyènes », qui a été raccourcie dans un format moyen pour cette expérience cinématographique et musicale extraordinaire. Toute la musique a été créée par Lamine Sonko en collaboration avec Speak Percussion.

14 h 30Forum – sur invitation

« Les artistes suisses ont souvent été́ amenés à réfléchir au lien entre le local et l’universel, tant les conflits économiques et culturels de ce monde semblent se refléter dans l’histoire de leur pays. Mais inversement, dans une perspective postcoloniale, les artistes de pays non occidentaux ne peuvent-ils pas se reconnaître dans l’histoire de la Suisse, aussi particulière qu’elle semble ? Pour évoquer la façon dont les contextes suisse et africain peuvent entrer en résonnance, dans un jeu de croisements et de miroirs, réfléchissons au dialogue qui s’est établi entre le dramaturge suisse Friedrich Dürrenmatt et le cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty ». (Jürgen Heizmann)

Avec la participation de Jürgen Heizmann, Frédéric Maire, Toni Stadler, Mati Diop (à confirmer). Animé par Thierry Spicher.

17 h 30 – Remise des archives de Hyènes à Frédéric Maire, directeur de la Cinémathèque suisse – sur invitation

18 h 30 – Repas – sur invitation

20 h 30 – Projection ouverte au public de la version restaurée de Hyènes de Djibril Diop Mambéty

Linguère Ramatou, la vieille dame de Hyènes